
Avant l’arrivée des automobiles — bien avant les capteurs et radars de stationnement — les rues étaient animées par les voitures hippomobiles, que les cochers devaient manœuvrer avec précision.
Dans les passages étroits, les roues heurtaient facilement les angles des bâtiments, les portails ou les porches, au risque de les endommager.
Pour s’en prémunir, on installait des chasses-roues : des blocs de pierre ou de métal placés au pied des entrées et aux coins des façades. Leur forme arrondie guidait les roues et évitait tout contact direct avec la structure.
Au Logis de l’Évêque, à La Perrière, ces chasses-roues en pierre de roussard, omniprésente dans le village, racontent encore cette histoire : leur surface creusée par les frottements répétés, témoigne de leur rôle essentiel dans la protection des porches.
De modestes blocs… mais de véritables fragments d’histoire.


