Bienvenue au lavoir !

Un lavoir est un bassin public (parfois privé) destiné au lavage du linge. Alimenté par une source ou un cours d’eau, généralement couvert, il était le domaine des lavandières et il a longtemps occupé une place centrale dans la vie des communes françaises.
En 1851, une loi impose à chaque commune de disposer d’un lavoir communal ouvert à tous. Cette mesure s’inscrit dans une volonté d’amélioration de l’hygiène publique, notamment après les épidémies de choléra de 1830 et 1850.
Au-delà d’une exigence sanitaire, il s’agit aussi d’affirmer une morale du « propre », en réponse aux enjeux sociaux et de santé de l’époque.
Mais le lavoir ne se résume pas à sa fonction utilitaire. Il constitue un véritable espace de sociabilité. À une époque où les lieux de rencontre féminins sont rares, il devient un point de rassemblement : on y travaille dur — le lavage du linge étant physiquement éprouvant — mais on y échange aussi informations, nouvelles locales, rires… et parfois tensions.
Le lavoir reste en usage jusqu’au milieu du XXᵉ siècle. Malgré la résistance de certaines lavandières, il est progressivement remplacé par les lessiveuses, les lavoirs mécaniques puis les machines à laver, vers 1950.
Aujourd’hui, il subsiste de nombreux témoignages de ces lieux pittoresques, aux styles architecturaux variés selon les régions et les époques.
Préserver les lavoirs, c’est conserver un patrimoine fragile, témoin de la vie quotidienne et de l’histoire locale.
Ici le lavoir de La Perrière.
